Editorial -

Géante Rouge 1 à 4

Géante Rouge 1 à 4

Bon, avions-nous vraiment besoin d’un nouveau fanzine ? Est-ce qu’il n’y a pas déjà , sur le net, un nombre suffisant de revues, de publications, de sites consacrés à la science-fiction ? Quelqu’un au monde a-t-il le temps de lire tout ce qui sort, tout ce qui s’écrit ?

OK, c’est vrai, j’en vois au fond de la salle qui commencent à lever le bras en se tortillant sur leur chaise. Moi… Moi… brûlent-ils de répondre.

Géante Rouge

Mais je ne posais pas cette question pour en obtenir une réponse, mais seulement pour conclure qu’il s’agit exactement du type de question auxquelles nous n’avons pas la moindre envie de répondre. Et même, du type de question que nous n’avons même pas envie de nous poser…

En réalité, la vérité, c’est que nous avons envie, tout simplement. Et tant que l’envie, la simple envie continuera à nous conduire plus loin, à conquérir l’inutile, alors, nous le ferons…

La réalité, c’est aussi que les auteurs ont besoin de supports pour leurs écrits, et si possible de supports imprimés. Et plus ces supports seront nombreux, plus les auteurs pourront y publier de textes, plus il y aura d’auteurs, mieux ils écriront et plus il y aura de lecteurs…

Mais est-il vraiment besoin de se justifier ?

Géante rouge vous est ouverte, et pas seulement pour vos nouvelles : envoyez-moi vos articles, vos critiques, vos billets d’humeur, votre courrier. Je ne publierai pas tout, mais je publierai !

Le principe de Géante rouge est le suivant : des nouvelles, si possible inédites. Un auteur du mois qui présente chacun des textes, un dessinateur, et pas vraiment de thème… Mais bon, nous n’aimons pas les règles trop rigides. Alors, on verra comment tout cela va évoluer…

Et pour ce premier numéro, l’auteure invitée est Lucie Chenu…

Géante Rouge N°2

Number two… Ce n’est pas encore le grand âge, à peine les premières dents, mais de jolies dents, quand même… Géante rouge revient.

Et elle revient très fort, puisque l’invité de ce numéro 2 n’est autre que le lauréat du Grand Prix de l’Imaginaire 2005, attribué le 11 novembre dernier aux utopiales de Nantes, pour son magistral ouvrage : La Horde du Contrevent : Alain DAMASIO lui-même, qui signe donc les textes de présentation des nouvelles des autres auteurs. Et il n’arrive pas les mains vides, puisqu’il nous livre pas moins de deux passages inédits, originalement écrits pour être intégrés dans le livre, mais tombés au montage final : « Exhorde », qu’on peut lire avant d’aborder le roman, et un conte de Caracole que Sov Sevcenko Strochnis n’a pas repris dans son récit : le « Conte du Ventemps ». On y ajoute une interview exclusive par Elian KRAWIEK, et une critique de Laurianne GOURRIER pour nous donner un excellent dossier sur un livre et un auteur qui font déjà date !

Mais au sommaire, bien d’autres textes : Silicone carnée, de Timothy Rey, une de ces délicieuses histoires de « petit monde » qui pourraient bien devenir un genre spécifique, si les genres ne surabondaient pas déjà ! Toxicity Humanity, une autre de ces nouvelles au scalpel ou à la machete de fredgev (sans majuscule : il y tient !). La revanche de la moisissure de l’espace, un texte très drôle et très bien écrit qui nous a été envoyé par Anthelme Hauchecorne, Chère Marie, une belle nouvelle épistolaire de Céline Brenne ; Le réchauffement de la Planète dans laquelle Jean-Pierre Guillet manie comme lui seul sait le faire l’ironie et l’absurde, Premier contact, hélas, sur lequel je ne dirai rien, si ce n’est que je l’ai écrit dans l’urgence, une heure avant le bouclage du journal pour lequel je travaillais alors, et, faute d’inspiration, en commençant par la dernière page !

Géante Rouge

Le Germe, d’André Cabaret, est quant à lui un texte fort, plus long que ceux que publie habituellement GR, mais il en vaut la peine, vous verrez ! Enfin, Dans un grain de sable, de Caroline Lacroix vaut autant pour sa qualité poétique que par le délicieux accent quebecquois qu’on sent poindre derrière les lignes.

Bonne lecture, donc !

HVG

Géante Rouge N°3

Le voilà donc enfin, ce numéro 3 de votre fanzine préféré (enfin, c’est comme ça que nous l’imaginons !) . Onze nouvelles, plus un chapitre du prochain roman de Xavier Mauméjean, en avant-première, plus toutes les rubriques habituelles ! Continuez à nous envoyer des textes. Le choix n’est pas toujours facile, et il faut parfois transiger entre la mise en page et l’envie de faire connaître un texte de plus… Nous espérons y être parvenus cette fois encore puisque les courriers ou échos qui viennent des lecteurs sont jusqu’ici très positifs.

Nous sommes particulièrement fiers, après avoir accueilli Alain Damasio dans le numéro 2, de recevoir ce trimestre Xavier Mauméjean, qui a bien voulu répondre aux questions d’Elian Krawiek, nous donner en avant-première un chapitre inédit de son prochain livre en cours d’écriture, et lire et introduire les onze nouvelles qui composent ce numéro. « Avant tout, je suis impressionné par le parfait équilibre entre les différentes thématiques, un dosage qui nous fait découvrir bien des facettes de l’imaginaire. Bravo à Géante rouge, et merci pour la soirée de lecture délectable. X.M. » et merci à toi, Xavier.

Géante Rouge

Tout autre chose : Géante rouge numéro 1 était envoyé gratuitement, Géante rouge numéro 2 était à 2 euros, Géante rouge numéro 3 est à 3 euros. S’agit-il d’une dérive ? Le numéro 4 sera-t-il à 4 euros, le 5 à 5euros, et ainsi de suite ? Non, simplement, le prix intègre désormais les frais de port, qui se retrouvaient d’ailleurs dans le prix de l’abonnement. Celui-ci, quant à lui, ne change pas, il reste à 12 euros pour la France métropolitaine et les pays de l’Union. A 19 euros pour toutes les autres destinations. Et la commande au numéro par la poste reste fixée à 6 timbres poste courante.

Géante Rouge N°4

Ca c’est du Gévart tout craché ! D’abord, il organise la Convention 2006, alors forcément, depuis le temps qu’on écrit des Puat et autres délires ensembles, je m’inscris. Ensuite, il lance un concours Pépin, un deuxième, et dans la foulée, un concours Clavène.

Et là , franchement, rien ne va plus. Ça ne m’inspirait pas du tout ce thème. Bon, tant pis, on ne peut pas participer à tous les concours, même organisés par les gens qu’on admire. Mais voilà -t-y pas que le Pierrot (il déteste qu’on l’appelle comme ça, lui dites pas), sous prétexte que je n’ai écrit aucun texte, me colle d’office dans le jury, avec grade de présidente pour s’assurer le soutien de mon ego (qu’on m’a pourtant affirmé n’être pas si boursouflé que ça). Et me voilà à lire soixante (oui, vous avez bien lu : 60 !) textes commençant tous par le même paragraphe.

Géante Rouge

Franchement, je l’ai maudite Léna ! Lire 60 fois la même histoire, alors que j’avais tellement de choses à faire, les mômes en vacances à la maison, donc trois fois moins de disponibilité ? Et cette Léna qui s’obstinait à ne pas vouloir descendre, et fouler le sol de Clavène, si inhospitalière…

Et puis, il s’est passé un truc bizarre. Cette Clavène que je n’avais pas souhaité explorer, cette Léna qui m’était si étrangère, se sont liguées. Au cours de cette lecture que j’avais entamée avec tant d’appréhension, j’ai découvert des visages tellement différents à cette héroïne, des paysages tellement variés sur cette planète… Et des nouvelles si diverses ! Des textes drôles, d’autres émouvants à faire pleurer. Des auteurs à la personnalité et à l’écriture si hétérogènes. À lire en aveugle, sans connaître le nom des auteurs, je m’amusais parfois à essayer de deviner qui avait écrit quoi… j’ai toujours perdu !

Décidément, ces expériences, ces jeux d’écriture collective ou arborescentes, inspirées ou non de l’OuLiPo me fascinent. Surtout quand ils débordent les frontières de la seule francophonie et attirent des auteurs Ukrainiens dans les filets de l’organisateur.

Je vous souhaite autant de plaisir à lire ces textes que leurs auteurs et moi avons eu à parcourir les cieux étrangers de Clavène. Que Léna soit avec vous.

Lucie CHENU

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