Editorial -

Géante Rouge N° 23

Patrice Lajoye

C’est, l’air de rien, un véritable tournant que connaît Géante Rouge cette année. Depuis dix ans maintenant, Géante Rouge travaille à sélectionner et faire connaître de nouveaux auteurs, en les mêlant à des auteurs plus confirmés, voire professionnels. Ce travail est semble-t-il reconnu puisqu’il nous vaut de recevoir de très nombreux textes. Trop nombreux textes.

Bien entendu, je ne m’en plaindrai pas : c’est là la rançon du succès. Mais la situation était en passe de devenir ingérable, et les délais de sélection commençaient à s’allonger considérablement, ce qui n’est bon ni pour nous, ni pour les auteurs. Aussi avons-nous fait le choix d’une solution radicale : fermer l’appel à texte.

À partir de ce numéro, seules peuvent être envoyées en soumission directe les poésies, les illustrations et les bandes dessinées. La source des nouvelles deviendra tout simplement... le prix Alain Le Bussy !

Les principaux lauréat de ce prix sont en effet publiés dans Galaxies, mais Géante Rouge accueille depuis maintenant plusieurs années ceux qui sont arrivés en troisième place et les accessits. Qui plus est, il m’arrive régulièrement, puisque je fais partie du jury, de repêcher des textes qui m’ont plu et de les publier ici. Alors autant officialiser la chose, d’autant plus que les auteurs ont plus à y gagner, puisque le prix Alain Le Bussy est, pour ceux qui arrivent dans les trois premières places, un prix doté, alors qu’une publication ordinaire dans Géante Rouge est bénévole.

Autre changement notable cette année, mais un changement temporaire : il n’y a pas de dossier au sommaire. Mais ce n’est que partie remise, et l’on retrouvera cette rubrique importante en 2016.

Editorial Géante Rouge 23

En revanche, nous continuons, comme d’ordinaire, à publier les lauréats du prix Pépins, avec une cuvée 2015 particulièrement riche. Pour mémoire, ce prix récompense des nouvelles de science-fiction de moins de 300 signes, titre et espaces compris. Et pour bien faire, Pierre Le Pivain a repris ses pinceaux numériques pour nous offrir une fort belle couverture, une variante d’une des illustrations de Retour à Silence, excellent roman de Franck Ferric, paru en début d’année aux éditions du Riez.

Et au final, treize nouvelles, dont plusieurs par des auteurs dont il s’agit de la première publication : c’est là notre principale fierté. Car il faut le rappeler : Géante Rouge n’est pas une revue professionnelle, mais un tremplin, un lieu de découverte. C’est toujours pour nous une satisfaction de voir des auteurs que nous avons découvert être publiés aileurs par la suite !