Editorial -

Géante Rouge N° 20

Patrice Lajoye

VOICI VENU LE TEMPS POUR GÉANTE ROUGE de faire paraître le deuxième numéro de sa nouvelle formule. Dans l'ensemble, celle-ci reste inchangée : 192 pages de textes accompagnés de quelques interviews intégrées ou non à des dossiers. Il y a bien sûr eu quelques petits ajustements de maquette, car il serait présomptueux de dire que nous avons été parfaits dès le départ.

Pour ce numéro 20, nous avons essayé de maintenir la ligne éditoriale que nous nous étions fixée l'an dernier, à savoir publier un sommaire mêlant auteurs confirmés, débutants et parfaits inconnus. Car il faut le rappeler, puisque cela n'a pas été nécessairement perçu lors du numéro 19 : malgré le changement de maquette et la mise en place de processus éditoriaux proches de ce qui se fait dans l'édition professionnelle, Géante Rouge reste un fanzine, le petit frère de Galaxies.

Nous n'avons pas la prétention de vous proposer un chef-d'oeuvre à chaque page, mais de bons textes d'auteurs que nous jugeons prometteurs. Géante Rouge pourrait être considéré comme un bang d'essai. Tous les auteurs ici présents ne perceront pas forcément, mais nous espérons qu'au moins quelques uns d'entre eux y parviendront. Voilà pourquoi nous donnons ici une chance à des auteurs qui n'ont pour l'instant rien publié ou presque (Élodie Boivin, Marc Oreggia, Guillaume Calu, Guillaume Mézin, Christophe Lesieur, Guillaume Parodi). D'autres sont déjà plus confirmés et commencent à développer une bibliographie intéressante (Sybille Marchetto, Jérémy Bouquin, Frédéric Chaubet, Denis Roditi, Prune Matéo, Gulzar Joby). Mais surtout un numéro de Géante Rouge serait inconcevable sans la présence d'auteurs confirmés, ayant déjà connu l'heur de l'édition professionnelle. Aussi ce numéro 20 s'enorgueillit d'accueillir en ses pages Martin Lessard, Hugo Van Gaert, Norbert Merjagnan, et enfin Laurent Gidon, auquel nous consacrons un dossier tout entier, pour partie confié à celle qui l'a découvert et publié : Hélène Ramdani.

D'un strict point de vue thématique, nous avons tenu à être aussi éclectiques que possible, conformément à notre souhait de n'être fermés à aucune des branches de la science-fiction. Aussi partirons-nous de choses très actuelles pour nous rendre vers des futurs très lointains, jusqu'à la fin du monde ! Évidemment, face à une telle diversité, il est impensable que l'ensemble des textes plaisent à tous. Mais là n'est pas le principal : l'important est que vous puissiez détecter comme nous du potentiel parmi ces auteurs, des auteurs que nous avons fait travailler, qui ont sans doute encore des efforts à faire avant d'éclore réellement, mais qu'il faut encourager.

Mais pour l'heure, à peine ces lignes sont-elles écrites qu'il faut songer à l'an prochain. La sélection recommence. Rendez-vous donc pour un numéro 21, et en attendant, bonne lecture !